Vénus en astrologie

Séance d’Astrologie grâce à Vénus ?

Vénus est parfois considérée comme la soeur jumelle de la Terre, et il est vrai que les diamètres des deux planètes, respectivement 12 231 kilomètres et 12 757 kilomètres, sont proches, tout comme leur masses. Vénus effectue sa révolution autour du Soleil en 225 jours, séparée de lui par 108 millions de kilomètres ; elle fait ainsi partie du système solaire intérieur, et c’est donc, aussi, une planète tellurique. En conséquence, vue de la Terre, Vénus, comme Mercure, semble passer très près du Soleil, ne s’en écartant jamais de plus de 48°. Vénus gravite autour du Soleil en 225 jours, alors que sa rotation sur elle-même s’effectue en 243 jours. En outre, cette rotation axiale est rétrograde, c’est-à-dire qu’elle s’effectue en sens inverse du mouve-ment orbital, ce qui est tout à fait exceptionnel dans le système solaire. Vénus est donc une planète à part, non seule-ment en raison de sa très grande beauté, mais aussi par ses caractéristiques physiques et orbitales. On voit d’autant plus une planète qu’elle réfléchit mieux la lumière solaire. Or, le dense nuage d’atmosphère entourant Vénus présente justement la particularité de réfléchir une grande partie de cette lumière du Soleil. Lors de certaines de ses phases, la planète brille plus que tout autre objet céleste, à l’exception du Soleil et de la Lune. Lorsqu’il fait beau et par nuit noire, il est même possible d’observer que la lumière blanc bleuté de l’« étoile du Berger» forme, sur notre planète, des ombres portées.

Vénus influence toujours l’amour ?

Lorsqu’on compare la valeur symbolique de Vénus dans les différentes mythologies, on y trouve autant de différences que de similitudes. La lumière de cette planète, qui semble en général bénéfique en Occident, est considérée comme maléfique par l’astrologie traditionnelle chinoise. En Chine, Vénus est appelée la « Grande Blanche », du fait de sa couleur ; le blanc y est souvent associé à la malchance, au mauvais augure et aux fantômes. Lorsque la Grande Blanche apparaît dans le ciel, elle présage la violence et le châtiment. Cela est dû au fait qu’elle est un principe négatif, l’obscurité, le yin, et non un principe posi-tif, la lumière, le yang. Lorsque la Grande Blanche apparaît pendant le jour (ce qui se produit juste après le lever du Soleil, ou même parfois juste avant son coucher, lorsque Vénus se trouve à sa distance maximale du Soleil), cela signifie que le yin domine le yang, et que l’empereur de Chine va entrer en conflit avec certains de ses sujets. Toutefois, la signification donnée à cette apparition diurne dépend bien souvent des circonstances ; c’est ainsi, par exemple, que six jours après que Li Yuan se fut emparé du trône, à la suite de la chute de la maison des Sui, pour fonder l’illustre dynastie Tang (qui devait durer trois siècles), la Grande Blanche apparut dans le ciel bleu du plein jour (le 24 juin 618), et ce phénomène fut considéré comme une bénédiction céleste. Le deuxième_nom de la Grande Blanche, o Feu métallique », identifie la planète au métal, l’un des cinq éléments de la métaphysique chinoise, et établit un lien entre la lumière vive de Vénus et les reflets métalliques des armes. Le côté guerrier de Vénus est particulièrement marqué dans les mythes mayas. Cette planète y est notamment identifiée à la lumière du jour et au dieu de la Pluie, Chac, qui lui-même fut identifié à Tlaloc, le dieu aztèque de la Pluie et des Cataclysmes. Au siècle, les Mayas instituèrent un rite guerrier en l’honneur de Tlaloc et de Vénus, qui impliquait la conquête de territoires et l’enlèvement de victimes sacrificielles. D’autre part, ils se référaient aux cycles de Vénus et de Jupiter pour décider du lieu et de la date où devaient se livrer les batailles. Cependant, ce n’est là qu’une fa-cette du rôle majeur joué par Vénus dans les civilisations d’Amérique centrale. Le dieu le plus important, le Serpent à plumes, Quetzalcôatl, correspondait à Vénus en tant qu’étoile du matin, celle qui se lève à l’est juste avant l’aube. Dans le codex de Dresde, qui date du 12ème siècle, les phases de Vénus apparaissent clairement, ce qui permet de mieux comprendre le système du calendrier rituel des Mayas, intégralement fondé sur l’observation de cette planète. Les astrologues d’Amérique centrale ont eu très tôt une connaissance précise de la durée de la révolution synodique, 584 jours, et des phases de Vénus, tour et étoile du soir. Le tableau des données relatives à Vénus recense 65 cycles de 584 jours, soit 37 960 jours. Dans le calendrier maya, ce nombre correspond à 146 années sacrées de 260 jours et à 104 années solaires de 365 jours. Impressionnés par ces correspondances, les Mayas ont vu en Vénus la planète la plus importante. Dans l’iconographie maya, le dieu planétaire Quetzalcéatl est représenté lors de son lever héliaque (sa première apparition, à l’aube, dans la région de l’horizon où le Soleil va se lever), lançant les dards de ses rayons et transperçant ses ennemis ; dans certaines régions du Mexique, Vénus inspirait la terreur. Chez certains peuples, on fermait les fenêtres et les portes avant le lever du Soleil, pour se protéger contre les rayons maléfiques de Vénus, qui, pensait-on, apportait la maladie et la mort lorsqu’elle se levait en même temps que le Soleil. Les astrologues mésopotamiens considéraient Vénus d’une tout autre manière qu’en Occident, où elle symbolise l’amour. Dans la civilisation sumérienne, la divinité vénusienne était Inanna, mais cette déesse a progressivement disparu en fusionnant avec Attar, dieu sémitique adopté par les Mésopotamiens. Ce dieu s’est ensuite appelé Ashtart (ou Ishtar), divinité vénusienne alternativement des deux sexes : Ashtart est un personnage masculin quand il est l’étoile du matin, mais devient féminin lorsqu’il est l’étoile du soir. Pour ajouter encore à la confusion, mais aussi à la richesse de ce personnage mythologique, Ashtart a été également assimilé à Astarté, qui est notamment à l’ori-gine de notre fêté de Pâques. Sous son aspect féminin, Ashtart est un élément de la grande trinité mésopotamienne que forment le Soleil, la Lune et Vénus. Elle est la fille de Sin, la Lune, et la soeur de Shamash, le Soleil. Dans ses temples officiaient des prostituées sacrées, parce que l’activité amoureuse était censée favoriser la fertilité de la terre et la fécondité des troupeaux. Cette dimension sexuelle de la divinité a conduit ensuite à son assimilation à Aphrodite, déesse grecque de l’Amour charnel.

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