• La Lune

    La Lune
    L’Arcane XVII représentait la Création et la nature et nous rappelait que l’homme est issu et fait partie de la nature. Afin de pouvoir poursuivre son chemin, l’homme doit donc connaître les forces de la nature et savoir les dominer. C’est ce qu’enseigne l’Arcane Cette lame représente la magie qui doit être uniquement considérée comme la connaissance des forces de la nature. Lorsque l’on s’engage sur la voie planète Vénus; Le symbole de cette lame correspond parfois au symbole de la planète Vénus. C’est d’ailleurs la planète que l’on peut observer le plus facilement, puisqu’elle est visible à l’oeil nu.

    Celui qui entreprend ce voyage doit être prêt à affronter des épreuves, aussi est-il conseillé à l’homme faible et timoré d’y renoncer, car la folie et la déraison l’attendraient sur son chemin. Au bas de la lame, on distingue un crabe rouge se déplaçant ou fond d’un étang. Cet étang est notre inconscient, la psyché. Le crabe rouge est l’activité de l’inconscient ; il nous rappelle qu’il se meut dans le passé, Le crabe a pour tâche de remettre de l’ordre dans notre inconscient, en absorbant son contenu refoulé, en dévorant, autrement dit, les expériences qui heurtent notre conscience, qui sont ainsi reléguées dans les couches les plus profondes de notre inconscient. C’est ce qui est suggéré par sa carapace pétrifiée jouant le rôle d’une barrière. Le sentier sinueux qui s’enfonce vers le lointain frôle l’étang, parce qu’il est facile de tomber dans !es visions introspectives de notre inconscient et d’être emporté par ces fantasmes des ténèbres. Ce sentier passe entre deux chiens, un noir, de grande taille, et un blanc, de petite taille, qui délimitent deux zones.

    Il est assez facile d’arriver jusqu’au bord de l’étang, car le chemin est d’abord droit, tandis qu’au-delà des chiens, il devient tortueux et se perd au fin fond des limites de la raison. Le chien blanc, symbole de la pureté, se dresse sur ses quatre pattes pour indiquer que son message est de nature spirituelle ; il aboie contre les incrédules, les impies, les athées. Le gros chien noir reste couché, parce qu’il appartient au matérialisme ; il aboie contre ceux qui s’opposent à l’ordre et à l’objectivité, ceux qui sont enclins à l’excès et au vice. L’homme pourra aller de l’avant s’il ne craint pas ces deux chiens, autrement dit, s’il possède les vertus qu’ils exigent. A l’arrière-plan de cette lame, on distingue deux tours carrées, situées de part et d’autre du sentier ; leur couleur, comme celle de l’Arcane XVI, nous indique que ce sont des constructions vivantes. Ces deux tours constituent le dernier avertissement et rappellent au voyageur imprudent que le dessein auquel il aspire ne pourra se concrétiser, tant que les froids rayons lunaires illumineront le sentier, en déformant et en faussant tout ce qui l’entoure. La tour de droite nous engage à ne pas perdre notre bon équilibre psycho-physique, le contrôle de notre corps et notre moralité. Elle présente une porte bien en évidence, parce qu’erre se réfère à la partie physique de l’être, la mieux connue. La tour de gauche nous engage à ne pas nous laisser emporter par l’imagination, le fanatisme, les fausses doctrines. L’ignorance est préférable à la folie. La Lune brille dans le ciel ; elle est représentée par un profil de femme aux traits un peu empruntés, pour évoquer la fausse beauté. La Lune émet dix-huit rayons jaunes, le chiffre de la lame, qui indiquent que son action est purement matérielle. Entre ceux-ci, on distingue de petits rayons rouges symbolisant la faible activité spirituelle de l’astre. Cette image signifie que la lumière lunaire favorise une vision subjective de la réalité, en masquant la vérité par un faux voile. Les gouttes dessinées à l’envers, rouges, vertes et jaunes, correspondent aux énergies qui sautent vers l’astre pour être absorbées, car, contrairement au Soleil, la Lune ne fournit pas d’énergie, mais elle en capte.

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